Précisions sur la contribution d’assurance à l’achat
Communication aux motocyclistes québécois(es)
Précisions sur la contribution d’assurance à l’achat
Cher (è)s confrères motocyclistes,
Comme vous le savez déjà, le Front Commun Motocycliste et la SAAQ en sont venus en février dernier à une entente globale encadrant le monde de la moto tant au niveau de la tarification qu’au niveau de la sécurité. Cette entente permettait notamment d’envisager une réduction des prix d’immatriculation moto de l’ordre de 8 à 29 % en 2012.
Cette dite entente comportait une clause concernant la mise en place d’une contribution d’assurance spécifique à l’achat de tout nouveau véhicule. Elle visait à refléter le risque associé à un changement de moto, ce qui représente annuellement des coûts de l’ordre de 5 millions$ pour l’ensemble de la communauté motocycliste. Ce volet de l’entente initiale prévoyait que cette contribution lors de l’achat aurait été assumée exclusivement par les propriétaires représentant ce risque additionnel ce qui entraînait une diminution équivalente pour l’ensemble des motocyclistes. Il ne s’agissait en aucun cas d’une taxe ni d’une contribution d’assurance additionnelle mais bel et bien d’un réaménagement des primes déjà incluses à la contribution d’assurance actuelle payée par les motocyclistes québécois.
Le FCM a toujours eu à cœur de représenter, et ce avant toute chose, l’opinion générale de la communauté motocycliste et d’être à son écoute. C’est donc dans cet esprit et par respect de l’opinion de la communauté motocycliste québécoise, ainsi que face à un constat évident d’incompréhension de cette mesure par une partie significative du milieu motocycliste, que nous avons tenu deux réunions téléphoniques avec les représentants de la SAAQ au cours de la semaine du 12 décembre 2011.
Lors de ces rencontres nous avons demandé formellement à la SAAQ le retrait de cette contribution d’assurance à l’achat incluse à l’entente globale. Bien entendu, les montants de réductions générales envisagés pour 2012 seraient ajoutés à la tarification de l’ensemble des motocyclistes afin de refléter le retrait de cette mesure. La SAAQ s’est montrée ouverte à notre demande et la prendra en considération dans son analyse des recommandations du Conseil d’experts. Sa décision finale sera rendue d’ici la mi-janvier 2012.
En terminant, nous vous souhaitons, ainsi qu’à vos familles et amis, de joyeuses fêtes et tenons à vous réitérer que le Front Commun Motocycliste continuera, et ce avec ferveur et conviction, de vous représenter dignement afin d’assurer la pérennité de notre passion commune au Québec.
Salutations à vous tous et toutes
Eric Lessard Yves Albert Desjardins, FCA Pascal Forget
Porte-parole, Front Commun Motocycliste Président, FMQ Président, CAPM
Président, Mouvement Escargot
Audience publiques - Dépot du mémoire du FCM
COMMUNIQUÉ AUX MOTOCYCLISTES QUÉBÉCOIS
Audience publiques - Conseil d'experts

Bonjour à tous,
Vous trouverez ci-joint un compte rendu de la participation du Front commun motocycliste (FCM) aux audiences publiques tenues par le Conseil d’experts sur les contributions d’assurance automobile quant aux modifications réglementaires envisagées aux contributions d’assurance par la SAAQ.
Le FCM a fait sa présentation auprès du conseil d’experts le 25 octobre à Québec.
Les représentants du FCM présents étaient :
Yves-Albert Desjardins, président de la FMQ
Pascal Forget, président du CAPM
Éric Lessard, porte-parole du FCM et président du Mouvement Escargot
Christian Bergeron, porte-parole du CAPM
La présentation du FCM soulignait les points saillants du mémoire déposé.
Par la suite, lors des questions des membres du conseil d’experts, il y a eu place à beaucoup d’échanges afin de clarifier certains points et mettre en lumière plusieurs interrogations encore existantes provenant du milieu motocycliste.
Tous ces points sont conformes à l'entente intervenue entre la SAAQ et le FCM et rejoignent les objectifs globaux du FCM étant de favoriser une baisse maximale des contributions d’assurance pour le plus grand nombre de motocyclistes québécois.
Pour télécharger le mémoire déposé au Conseil d'experts cliquez
Voici donc un résumé des points discutés avec le Conseil d'experts sur les contributions d'assurance automobile.
L’usager vulnérable
Le FCM a souligné l’importance cruciale de la reconnaissance de la vulnérabilité des motocyclistes. Celle-ci permet dorénavant de mettre en lumière une iniquité importante envers les motocyclistes.
Les motocyclistes ne demandent pas d’être exempts de primes ou de bénéficier de cadeaux, cependant à l'instar des piétons et des cyclistes, quand une voiture heurte une motocyclette, les occupants de la motocyclette sont plus vulnérables et seront généralement blessés plus gravement que l’automobiliste.
Ainsi, contrairement aux piétons et aux cyclistes, on traite historiquement le motocycliste au même titre que l’automobiliste sans tenir compte de sa vulnérabilité.
Les études HURT et MAIDS démontrent clairement que dans 70 % des collisions entre une motocyclette et un autre véhicule, c’est l’autre véhicule qui est responsable de l’accident.
Ce phénomène a aussi été reconnu par John Harbour lorsqu’il était président de la SAAQ, cependant M. Harbour et la SAAQ ont reconnus une responsabilité de 60 % plutôt que 70 % en vertu de leur propres analyses.
Lorsque la SAAQ a introduit la notion d’utilisateur-payeur, elle n’a pas pris en compte la vulnérabilité des motocyclistes qui sont des victimes dans la majorité des accidents avec collision entre véhicules. Nous considérons donc qu’en toute logique, les motocyclistes québécois devraient ainsi payer leur juste part de responsabilités au sens du respect même du concept d’utilisateur-payeur que l’on nous impose.
Sans remettre en cause le régime sans égard à la faute ou orienter les éléments dans le contexte particulier de chaque accident, la reconnaissance de la vulnérabilité passe par la mise en place d'un facteur d'ajustement de prime tenant compte de la réalité lors de ces collisions.
Puisque que de nombreuses solutions mises en place par le Ministère des Transports du Québec (MTQ) pour le bienfait des automobilistes deviennent des problématiques importantes pour les motocyclistes, le FCM recommande que cette reconnaissance soit aussi intégrée par le MTQ au niveau de l’ingénierie du réseau routier, de la signalisation, de l'entretien et de la réfection des routes.
Le cas des Spyder
Dans le cadre des discussions, nous avons souligné que les règles mises en place pour les Spyder ont généré une autre iniquité pour le milieu motocycliste québécois. Le FCM n'est pas contre les Spyder et autres motos à trois roues; cependant il est inéquitable et inacceptable aux yeux du FCM de permettre la conduite d'un Spyder sans payer la prime d’assurance associée à un permis classe 6 alors que leurs réclamations sont payées à partir du même fonds que celui des motocyclistes.
Il est de notre avis que tout véhicule qui pourrait être indemnisé par le fonds d’assurances des motocyclistes devrait suivre les mêmes règles de tarification que les motocyclettes. Nous trouvons déplorable que ce ne soit pas encore le cas aujourd’hui et avons demandé de rectifier la situation dans les plus brefs délais.
La prime reliée aux points d'inaptitude
Le risque accru pour un conducteur ayant des points d'inaptitude est reconnu par les études scientifiques et par la SAAQ.
Les chiffres soumis par la SAAQ montrent qu'il n'y a qu'une minorité de conducteurs qui ont des points d’inaptitude. Seulement 25% des détenteurs de permis en ont à leur dossier de conduite alors que 75% n’en n’ont pas.
Nous avons souligné que nous avions originalement demandé une application de cette pénalité pour les infractions générées en moto seulement, ce qui a été refusé par la SAAQ sous prétexte d’impossibilité informatique quant à l’application. Le conseil d’expert lors des échanges a lui aussi souligné avoir formulé la même interrogation auprès de la SAAQ.
Nous avons exprimé notre compréhension à l’effet que la prime serait appliquée sur le permis de conduire pour ceux qui ont la classe 6 et que les primes recueillies seront transférées à 100 % au fonds d’assurance des motocyclistes. Ainsi, les montants cumulés entraîneront une baisse du montant de la contribution d’assurance à payer lors de l’immatriculation qui se retrouve ainsi répartie sur l’ensemble des motocyclistes. Le FCM a souligné que cette approche cadrait dans un contexte de la mise en place de mesures qui personnalisent mieux le risque et ainsi le montant à payer augmente pour le conducteur plus à risque et récompense le bon comportement d'un conducteur.
Le principe d’autofinancement de la motocyclette au Québec et le phénomène de catégorisation
Le FCM a indiqué qu’il ne peut qu’être en accord avec l’objectif de la SAAQ au sens d’exercer une saine gestion financière des montants versés par les contribuables et d’atteindre l’équilibre financier.
Cependant, nous avons soutenus que les mesures prises par la SAAQ sont inéquitables pour les motocyclistes, car nous n’avons pas été traités comme les autres usagers de la route au cours des dernières années.
Il est d’avis au FCM que puisque les motocyclistes sont désormais en position d’autofinancement, ils sont en droit de s’attendre dans l’avenir à des changements fondamentaux dans les approches de la SAAQ vis-à-vis la communauté motocycliste et qu’il est temps de revoir l’ensemble de la structure de tarification motocycliste en la rendant beaucoup plus personnalisé.
Le FCM a aussi tenu à souligner et maintenir son désaccord au sujet du principe de catégorisation.
Ce n'est pas le véhicule qui est à risque, c'est le comportement de celui qui l’utilise et nous avons toujours soutenu ce fait.
Nous avons souligné quelques faits importants en rapport avec le bilan routier motocycliste mais principalement que le bilan routier motocycliste stagne au Québec depuis l’entrée en vigueur de la catégorisation en 2008 et l’élimination de plus de la moitié du parc de motos dites à risques. Ceci est une première en 20 ans.
Pourtant, selon les prétentions de la SAAQ, le phénomène de réduction de la quantité de motos dites à risque n’aurait-il pas généré une amélioration accrue et accélérée du bilan routier motocycliste?

Tel que constaté dans les études scientifiques, dans les pays où la catégorisation a été mise en place, il y a eu une détérioration du bilan routier qui est relié directement au déplacement des conducteurs vers des motocyclettes pour lequel un avantage tarifaire est identifiable.
Le phénomène observé génère une augmentation des accidents et des réclamations directement relié au risque accru d’accident lors d’un changement de véhicule ajoutée au phénomène de motocyclettes modifiées, qui rappelons-le est le seul véhicule reconnu en accidentologie comme étant à risque.
Il est à noter que M. Jean-Pierre Belmonte, président de la Fondation Promocycle, expert en sécurité moto reconnu pour ses nombreuses interventions dans le domaine de la sécurité moto a corroboré ce phénomène dans la présentation de son propre mémoire le 18 octobre devant le conseil d’experts.
Il est majeur et d’une importance capitale de constater qu’au Québec, alors que le bilan routier motocycliste était en amélioration constante depuis 1980, le bilan a cessé de s'améliorer depuis 2008, année de la mise en place de la catégorisation.
De plus, bien qu'il y ait une diminution importante du nombre de motocyclettes dites « à risques », le bilan s’est détérioré au sens qu'il a carrément cessé de s’améliorer alors qu’il connaissait une amélioration continue depuis 20 ans. On doit considérer la disparition d'amélioration du bilan comme étant une détérioration, car non seulement la tendance des 20 dernières années aurait dû persister, mais avec l'arrivée des freins ABS sur plusieurs modèles de moto en plus de l'amélioration constante des gommes des pneumatiques, elle aurait dû s'accentuer encore plus.
Les chiffres de la SAAQ associés au phénomène observé nous indiquent qu’il y a lieu de croire qu’il y a plus d'accidents avec blessures et décès présentement qu'il y en aurait eu si la SAAQ n’avait pas mis en place la catégorisation.
Nous recommandons donc l'élimination de la catégorisation, et recommandons que ce principe soit remplacé par de mesures qui tiennent compte des facteurs de risques reconnus mondialement, ainsi que la mise en place de mesures qui récompensent les conducteurs qui ont un bon comportement.
La contribution d'assurance à l'achat
La SAAQ défend la mise en place de la catégorisation comme étant un moyen d'ajuster les primes en fonction des risques. Or toutes les études scientifiques et reconnues montrent que le type de motocyclettes n'a pas d'incidence sur le risque. La seule exception à la règle étant les motocyclettes modifiées.
Si l'on veut tenir compte des facteurs de risques, il faut commencer par considérer les deux facteurs les plus prédominants, soit l'âge et l'expérience. Cependant, la SAAQ ne peut, selon la loi qui la gère, considérer l'âge et souligne ne pas avoir les systèmes d’informations nécessaires pour considérer l'expérience.
Il reste cependant d'autres critères reconnus en accidentologie en vertu du risque qui permettent une focalisation sur le risque à l’usager.
Parmi ceux-ci, il y a le risque accru lié à la conduite d'une nouvelle motocyclette qui est reconnu dans la littérature et au niveau de diverses études (voir le mémoire du FCM en page 5 pour plus de détails sur ces éléments). Celles-ci sont non équivoques quant aux risques accrus associés non seulement à l’achat d’une première moto pour un conducteur sans expérience mais aussi pour ce qui est d’un motocycliste d’expérience en première année de possession.
En fait, au Québec lorsque l’on compare le risque lié à la conduite d'une nouvelle motocyclette, un conducteur d'expérience (celui qui a possédé au moins une motocyclette dans les dernières 5 années) à sa première année de possession d’un nouveau véhicule et un nouveau conducteur qui lui aussi en est à sa première année de possession génère un différentiel de la mesure du risque peu significatif de l’ordre de 12 %.
Sous un angle monétaire, les données cumulées par la SAAQ indiquent une valeur moyenne du risque de 700$ pour l’ensemble des motocyclistes en vertu de l’expérience statistique entre 2006 et 2009.
En analysant la même période, lorsque l’on regarde l’expérience statistique associée au phénomène d’acquisition spécifiquement, le risque d’un nouveau conducteur, sans expérience, à l’achat d’une première moto représente une moyenne de 1240$ tandis que le conducteur d’expérience à sa première année d’acquisition représente quant à lui une moyenne de 1110$.
Normalement, dans le cadre d’un calcul de risque réel, la prime à l’acquisition proposée dans le projet de tarification actuel de la SAAQ devrait être plus élevée que le montant de 225$ non récurrent inscrit au projet de réglementation. Nous aurions originalement aimé voir ce montant être plus bas que celui annoncé, mais du même coup la SAAQ aurait souhaité voir les montants réels être affectés à ce genre de contribution d’assurance.
Puisque nous croyons que ceci met en lumière un réel problème au sens de la sécurité, le montant actuel proposé demeure tout de même raisonnable et reconnaît non seulement un facteur de risque, mais un facteur de risque important. Nous voyons favorablement la mise en place d’une telle approche dans un contexte de sensibilisation à la sécurité qui nous le croyons mettra en focus un phénomène trop peu regardé mais qui a des conséquences majeures sur nos taux de réclamations.
En résumé, un motocycliste qui fait l'acquisition d'une motocyclette payera une contribution à l'achat pour prendre en compte le risque accru d’un changement de véhicule et l’ensemble des fonds recueillis par cette nouvelle mesure seront ainsi retournée à l’ensemble des motocyclistes québécois sous forme de réduction à la contribution d’assurance à l’immatriculation.
Nous avons aussi souligné au conseil d’experts que ce phénomène de risque associé au changement de véhicule a été corroboré par M. Jean-Pierre Belmonte de la Fondation Promocycle, expert en sécurité motocycliste, lors du dépôt de son mémoire le 18 octobre dernier.
Le résultat est une prime plus élevée pour le nouvel acquéreur, qui est plus à risque, et une baisse des primes pour l’ensemble des motocyclistes qui ne changent pas de motocyclette.
À la question du conseil d’experts concernant les impacts sur les ventes de motocyclette d’une telle mesure nous avons soulignés 2 points principaux. En premier lieu nous avons souligné qu’une augmentation récurrente jusqu’à 400% des prix d’immatriculations depuis 2008 n’a pas eu les impacts de diminution du parc envisagé en 2006. De plus, une somme de 225$ n’aura que des impacts minimaux sur les ventes de véhicules en vertu du prix de vente moyen d’une machine neuve. En ce qui concerne les motocyclettes usagés, nous avons souligné que tout particulier qui vend sa moto dans le but d’en acheter une autre aura le réflexe d’apprécier le prix de sa vente d’un montant équivalent et que ce phénomène devrait générer une légère appréciation du prix de vente des usagées dans la province.
Nous avons recommandé que ce genre de mesure puisse ne pas être appliqué en fonction de conditions préalables orientées vers la sécurité. À titre d’exemple, nous avons recommandé qu’un acheteur de moto équipée de freins ABS pourrait être exclu de l’imposition de cette prime puisqu’à qu’à la lecture des premières données disponibles aux USA et en Europe, il semble que l’ABS, qui sera obligatoire en Europe dès 2017, génère une réduction des réclamations et du risque entre 30% à 40% à l’utilisation.
Si le bilan routier motocycliste recommence éventuellement à s’améliorer au Québec, nous croyons que cette mesure pourrait être allégée, voir disparaitre.
La moto à usage restreint
La mise en place de la catégorisation combinée à la hausse vertigineuse des primes a créé un déplacement important de clientèle vers des motos coûtant moins cher à immatriculer.
Nous avons indiqué au conseil d’experts que nous avions mis en garde la SAAQ plusieurs fois par le passé concernant le phénomène de glissement de la clientèle vers d’autres types de motos lors de la mise en place de la catégorisation.
Force est de constater que nos prédictions se sont avérées plus vraies que jamais.
Alors qu'il y en avait que 700 motos à usage restreint au début des années 2000, en 2010 ce nombre est maintenant près de 12 000.
Bien sûr, comme chaque année il y a plus de motos qui se classent comme antiques, il est normal que ce nombre augmente. Toutefois, si l'on compte seulement le facteur de vieillissement du parc moto, il devrait y avoir aujourd'hui aux environs de 4 000 motocyclettes à usage restreint.
La conséquence de l’augmentation de ce parc, qui est devenu subitement la deuxième plus grande classification de moto au Québec, a donc été de voir les réclamations augmenter pour ce groupe d’usagers. Ceci entraîne donc une hausse des primes pour ce type de véhicule.
Au final, ceci pénalise les amateurs de motos antiques, soit ceux qui en font vraiment un usage restreint, ainsi que les motocyclistes qui immatriculent leurs motos de manière « régulière » pour la route, car ces derniers doivent payer le manque à gagner généré par le phénomène de glissement de clientèle.
Le FCM et la SAAQ ont convenu de la mise sur pied en 2012 d’une table de travail qui impliquera le monde des amateurs de motos antiques afin de rechercher des pistes de solutions permettant de préserver le statut d'usage restreint pour ceux qui respectent l’esprit des véhicules antiques et restaurés.
Nous avons souligné que le modèle utilisé en par la Colombie-Britannique semble être intéressant à titre de référence alors que dans cette province des règles d’admissibilités intéressantes sont en application dont celle concernant une plaque unique au niveau de sa visibilité et à une demande formelle et administrative de ce statut combiné un processus d’approbation rigoureux et bien encradré.
Sécurité et prévention
Les discussions ont aussi porté sur la sécurité et la prévention.
Bien que la sécurité ne fasse pas partie proprement dite du mandat du conseil d’experts, une amélioration du bilan impacte directement la tarification. Les discussions ont donc porté sur l’importance pour la SAAQ et le FCM de travailler sur la prévention afin de diminuer les réclamations, ce qui aurait un impact direct sur les primes de la SAAQ.
Nous avons mentionné le travail de la table de sécurité routière pour les motocyclistes qui se prépare à proposer une série de mesures ayant pour but d'améliorer le bilan, diminuer les réclamations et par ricochet faire baisser les primes pour les motocyclistes. Ainsi la très grande majorité des aspects de sécurité soulevés lors du dépôt d’autres mémoires étaient déjà recommandés, à une exception près par la partie motocycliste de la table de sécurité.
Nous avons aussi discuté du besoin de revoir le cours moto, de resserrer les contrôles de qualité des écoles ainsi que mettre en place des examens plus représentatifs de la réalité qui attend le motocycliste lorsqu'il aura son permis.
Nous avons mentionné notre désir de voir le programme d’accompagnateur disparaître.
En effet, on ne peut prétendre qu'il faut être plus strict sur la formation pour ensuite laisser un nouveau motocycliste se faire « coacher » par de gens qui n'ont pas nécessairement la formation appropriée ou qui ne sont pas toujours motivés d'agir en accompagnateur responsable.
Les montants des mesures

En vertu des coûts prévus en indemnisations au régime de l’ordre de 108.1 Millions de dollars pour les motocyclistes, la somme reliée au principe d’usager vulnérable est de 6 millions de dollars pour un total de 16.3 millions de dollars en retombées directes pour l’ensemble de la communauté motocycliste en vertu des nouvelles mesures proposées.
La réaction du conseil d’experts et conclusion
Pour ce qui est des impacts négatifs de la catégorisation sur le bilan routier (i.e. disparition de l'amélioration continue du bilan routier), ils ont confirmé avoir constaté les chiffres... sans toutefois se prononcer sur la catégorisation et son échec.
Pour les autres mesures, le conseil d'experts est généralement en accord avec les conclusions de la SAAQ et du FCM mais a tout de même beaucoup questionné la notion d’usager vulnérable et des raisons qui à notre avis font qu’il est justifié de demander que tous les utilisateurs du réseau routier québécois payent cette partie du bilan motocycliste. Nous avons répondu à plusieurs reprises qu’il s’agissait ici d’une question d’équité envers les motocyclistes dans une approche utilisateur payeur telle qu’imposée par la SAAQ. Pourquoi payer pour ce dont nous ne sommes pas responsables?
Nous avons conclu en soulevant l'importance de continuer le travail avec la SAAQ et avons souligné clairement que la méthode de tarification aux motocyclistes est présentement empreinte de tellement de règles uniques et applicables à la moto de manière isolée qu’il devient difficile pour les motocyclistes de comprendre les éléments de la tarification auquel il est soumis.
De plus, dans le cadre d’une approche ou l’autofinancement de notre groupe est présent, nous avons souligné clairement et fortement recommandé que des changements fondamentaux soient envisagés en vue du prochain exercice de révision tarifaire à venir dans 3 ans. Il nous apparait clair que nous sommes rendus à la croisée des chemins, que la loi qui gère la SAAQ date de 1977 et qu’il est maintenant temps de personnaliser et revoir complètement l’approche en vue de l’établissement des futures primes d’assurances aux motocyclistes québécois. Il est, à notre avis, temps de mettre en place une tarification qui récompense les bons comportements, pénalisent les mauvais et d'y combiner des efforts en sécurité et prévention permettant de diminuer les réclamations.
Éric Lessard
Président, Mouvement Escargot
Porte-parole FCM
Yves-Albert Desjardins
Président, FMQ
Pascal Forget,
Président, CAPM
Mis à jour (Mercredi, 02 Novembre 2011 08:40)
Projet de tarification 2012-2013

DÉPÔT DU PROJET DE RÈGLEMENT SUR LA TARIFICATION 2012-2013
Amis Motocyclistes,
Il nous fait grand plaisir de vous informer de l’avancement du dossier tarification 2012-2013 pour les motocyclettes.
La SAAQ a déposé hier, sur son site internet (lien ci-dessous), divers documents dont celui intitulé « Sur la bonne voie pour un régime durable et équitable » qui a été élaboré pour proposer les contributions d’assurances pour les années 2012-2013. Ce document ainsi que le projet de règlement sur les contributions d’assurance feront l’objet d’une consultation publique qui sera tenue par le Conseil d’experts sur les contributions d’assurance automobile. Elle se tiendra les 17 et 18 octobre à Montréal et les 24 et 25 octobre à Québec. Le FCM y déposera un mémoire et fera les représentations nécessaires correspondantes à l’entente signée entre la SAAQ et le FCM au mois de février 2011.
http://www.saaq.gouv.qc.ca/publications/nous/contribution_assurance/bonne_voie.pdf
En résumé, voici les éléments de la proposition pour la tarification qui visent spécifiquement les motocyclistes pour 2012. Pour 2013, il faut se référer aux tableaux appropriés dans ce document de référence.
Vous pourrez constater que le projet inclut des baisses comparativement à la tarification actuelle et que celles-ci ont étés bonifiées en rapport avec les baisses prévues lors de l’entente signée en février dernier grâce à un excellent bilan de sécurité moto en 2010.
LES PRIX PROPOSÉS POUR 2012 (TABLEAU 10)
(Incluant taxes, droits et frais)
Prix 2011 Prix 2012 Différence % variation
125 cm3 et moins : $ 244.55 $ 225.57 - $ 19.98 - 8 %
126 cm3 à 400 cm3 : $ 377.55 $ 322.26 - $ 55.29 - 15 %
400 cm3 et plus régulière : $ 633.55 $ 507.85 - 125.70 - 20 %
Moto dite « à risque » : $ 1425.55 $ 1016.17 - 408.85 - 29%
LA PRIME D’ASSURANCE À L’ACHAT * (TABLEAU 7)
(Montant unique à débourser seulement à l’achat d’une moto neuve ou usagée)
À circulation restreinte : 75$
125 cm3 et moins : 75$
126 à 400 cm3 : 125$
401 cm3 et plus : 225$
Moto dite « À risque » : 225$
PÉNALITÉ POUR POINTS D’INAPTITUDES * (TABLEAU 8)
(Lors du renouvellement annuel du permis moto de classe 6A)
Dorénavant un montant unique de 34$ sera facturé à tous les motocyclistes ayant 1 point de démérite et plus.
* Il est à noter que les sommes cumulées de ces deux mesures ont permis de diminuer davantage les contributions d’assurance prévue lors de l’entente intervenue en février 2011.
NOUVELLE RÈGLE DE GESTION DES MOTOS À USAGE RESTREINT (TABLEAU 9)
Dès 2012, une moto à usage restreint ne sera plus définie comme par le passé.
Dorénavant, une moto à usage restreint pourra être immatriculée au montant de la tarification correspondante lorsque son année de fabrication sera de 1980 ou moins.
Prix proposé pour 2012
Prix 2011 Prix 2012 Différence % variation
Utilisation restreintes avant 1980 : $ 98.55 $ 158.91 $ 60.36 + 61 %
Les motos de 1981 et plus seront dorénavant tarifés selon la tarification régulière proposée au tableau 10.
Dans ce cas bien précis, il est à noter que le FCM et la SAAQ ont accepté de mettre en place une table de travail qui durera 1 an afin de regarder avec le milieu les règles administratives et d’admissibilité à cette classification à partir de 2013.
Il est à noter que c’est la seule classe de moto qui subit une augmentation à sa tarification étant donné que cette classe de couvre plus par sa tarification actuelle les réclamations encourues.
UNE NOUVELLE ÈRE DANS LES RAPPORTS AVEC LA SAAQ
Nous croyons qu’il est important de souligner l'état des rapports entre la SAAQ et le FCM depuis la signature de l’entente. Un climat de confiance et de collaboration est en place avec la SAAQ et nous entrevoyons une route constructive pour le futur en ce qui concerne le dossier moto au Québec.
Si nous avons eu des différents marqués dans le passé avec la SAAQ, nous ne pouvons que souligner la qualité de l’ouverture actuellement en place. Nous tenons donc à remercier le Ministre des transports Sam Hamad, la Présidente de la SAAQ, Mme Nathalie Tremblay et son Vice-Président finances et administration, M. André Legault (qui a été le négociateur principal de la SAAQ dans le dossier) pour leur collaboration et ainsi dénouer une impasse qui durait depuis beaucoup trop longtemps.
Sachez tous que nous mettrons tous les efforts nécessaires à continuer à faire évoluer le dossier motocycliste dans les mois et les années à venir et continuer à faire de notre loisir, de notre moyen de transport, une activité qui a sa place plus que légitime dans l’univers Québécois.
Salutations à vous tous,
Éric Lessard
Président, Mouvement Escargot
Porte-parole FCM
Yves-Albert Desjardins
Président, FMQ
Pascal Forget,
Président, CAPM
Mis à jour (Vendredi, 26 Août 2011 21:48)
Entente historique entre le Front Commun Motocycliste (FCM ) et la SAAQ
Amis citoyens motocyclistes, nous sommes heureux de pouvoir vous annoncer officiellement que nous en sommes venus à une entente avec la SAAQ dans le dossier motocycliste.
En effet, par entente signée, et pour la première fois de l’histoire motocycliste québécoise, les bases ont enfin été jetées afin de changer le cours des choses, de permettre une vision différente de la moto d’ici et enfin d’être en mesure de dire que nous sommes reconnus et respectés dans la société québécoise comme tous les autres usagers de la route.
L’entente entre le FCM et la SAAQ stipule le dépôt de recommandations devant le conseil d’experts sur la tarification de l’ensemble des usagers de la route qui se tiendra à l’été 2011 et prévoit des changements qui entreront en vigueur dès la saison 2012.
Le FCM et la SAAQ conviennent de :
1) La reconnaissance de la plus grande vulnérabilité des motocyclistes sur la route et de l’amélioration relative de leur bilan routier. On se souviendra que le FCM a toujours questionné le niveau de réassurance applicable ainsi que la responsabilité lors d’accidents impliquant une motocyclette et un autre véhicule. Aux fins d’établir la tarification des motocyclettes et en lieu de ces éléments, la SAAQ tiendra compte dorénavant d'une part du risque réel associé à leur plus grande vulnérabilité, et d’autre part, elle reconnait que le bilan routier des motocyclistes s’est amélioré de façon plus marquée par rapport à la moyenne des autres catégories.
2) La prise en compte des points d’inaptitude pour tarification du permis classe 6 (permis moto). L’orientation arrêtée est que lors du renouvellement du permis de conduire, les détenteurs de la classe 6 devront débourser un montant supplémentaire s’ils ont cumulé des points d’inaptitudes à leur dossier de conduite. Le montant maximal à payer reste à être finalisé. La contribution de 61 $ demeure en place pour le permis moto et nous tenons à rappeler qu’il y a plus de 500 000 personnes qui détiennent le permis de conduire moto, contribuant ainsi pour plus de 30 millions de dollars au Fonds d’assurance et cela spécifiquement pour la moto alors qu’il y a environ 140 000 motocyclettes immatriculées au Québec.
3) Élimination ou application d’ajustements majeurs de la classification d’immatriculation des motocyclettes dites à usage restreint afin de freiner le glissement vers cette classification. Mettre en place des ajustements qui permettront un retour vers l’esprit du règlement et de la loi en place en rapport avec cette classe de véhicules qui a bondi de 350% depuis 4 ans et qui se veut d’abord et avant tout une classe de motocyclettes dont l’usage se veut très limité.
4) Prise en compte des risques associés à la conduite d’une nouvelle motocyclette dans les premiers mois par un assuré par l’introduction d’une nouvelle tarification unique et non répétitive lors de toute acquisition d’une motocyclette. Le concept est simple. Toutes les études d’accidentologie existantes (Hurt, Maids et autres) ainsi que la SAAQ sont d’accord sur ce point : les risques associés à la conduite d’une nouvelle moto augmentent de façon importante pendant les premiers mois de possession, et ce, même si le conducteur est expérimenté.
L’orientation arrêtée est que lors de l’acquisition d’une moto, notamment d’un particulier ou d’un concessionnaire, une prime équivalente à ce risque spécifique sera perçue lors de la transaction. En contrepartie, l’ensemble des montants perçus sera pris en compte pour établir l’ensemble des contributions d’assurances à payer lors du renouvellement d’immatriculation, et ceci, pour tous les motocyclistes québécois.
Selon les estimations à ce jour (l’ensemble des calculs est à finaliser selon l’aboutissement de certains éléments) l’ensemble de ces mesures générera dès 2012 une baisse des contributions d’assurance à payer lors de l’immatriculation de l’ordre de 5 à 11 % pour les classes sous 400cc sauf les motos à usage restreint et de l’ordre de 15 à 23 % pour les motocyclettes régulières et celles dites à risque. Une réduction supplémentaire s’ajoutera à ces pourcentages en fonction de l’importance financière de la prime associée au risque de la conduite d’une nouvelle motocyclette.
5) Nécessité de maintenir et même de continuer d’améliorer le bilan routier des motocyclistes et, plus spécifiquement, par des mesures supplémentaires à être arrêtées en ce qui concerne les motos dites à risque afin d’assurer la sécurité routière des motocyclistes et leur niveau de tarification.
Toute cette entente repose sur la capacité des motocyclistes québécois de continuer l’amélioration de leur bilan routier à travers le temps. Bien que les preuves soient claires en ce sens, le FCM et la SAAQ s’entendent sur le fait que les motocyclistes, et encore plus ceux qui sont propriétaires de motocyclettes dites à risque, ont la responsabilité de continuer à voir leur bilan s’améliorer pour maintenir les baisses de contribution qui entreront en vigueur en 2012.
Nous rappelons ici qu’une amélioration de 1 % de notre bilan représente un million de dollars en économie à être potentiellement retournée dans la poche des motocyclistes.
6) Recherche d’une approche pour permettre un accès graduel à la motocyclette dite à risque pour les nouveaux conducteurs. Pour la prochaine génération de conducteurs de motocyclettes, le FCM et la SAAQ s’entendent sur la recherche d’une approche qui permettra un accès graduel à la motocyclette dite à risque. Ce travail sera principalement fait par la table de sécurité moto mise en place au mois de juin 2010.
7) Que le FCM soit consulté annuellement concernant la liste des motocyclettes dites à risque. Lors de la révision annuelle, que le FCM puisse participer à cette révision et demander de retirer ou d’ajouter des motocyclettes qui se retrouvent sur cette liste.
De maintenir leurs échanges durant l’exercice de révision des contributions d’assurance que la SAAQ s’apprête à faire conformément à la législation.Afin de s’assurer du respect de l’esprit de cette entente, en dehors du fait même qu’elle est signée par les parties, le FCM et la SAAQ s’entendent pour continuer la discussion à l’intérieur des limites de l’entente actuelle et de finaliser les détails de l’application de celle-ci.
Nous croyons fermement avoir jeté les bases d’une nouvelle approche dans le dossier motocycliste québécois et soyez assurés que nous resterons en contact avec vous au cours des prochaines semaines et mois afin de vous tenir informé des éléments finaux qui font partie de cette entente.
Éric Lessard
Porte Parole, Front Commun Motocycliste
Président, Comité d’Action Politique Motocycliste
Président, Mouvement Escargot
Yves Albert Desjardins
Président,
Fédération Motocycliste du Québec
Christian Bergeron
Porte-parole,
Comité d’Action Politique Motocycliste
Mis à jour (Jeudi, 24 Février 2011 15:48)
Avis de convocation des membres.
ATTENTION ! Cet avis ne s'adresse qu'aux membres en règle.
AVIS DE CONVOCATION : RÉUNION DES MEMBRES
DE MOUVEMENT ESCARGOT
DATE Jeudi le 3 février 2011
HEURE 19h30
ENDROIT 1240 rue Island à Montréal, salle Borromée
(paroisse St-Charles)
____________________________________________
Les membres en règle de Mouvement Escargot sont convoqués à une réunion d’information qui se tiendra jeudi le 3 février 2011 à 19h30 au 1240 rue Island à Montréal à la salle Borromée. Les portes ouvriront à 19h00.
Les points à l’ordre du jour :
1- Résumé de la situation des négociations
2- Orientations du Mouvement Escargot
Pause-café
3- Période de questions-réponses pour tous.
Fin de la rencontre (22h00 maximum)
Nous vous attendons en grand nombre.
Éric Lessard, Président
Mouvement Escargot
La moto pour les citoyens par les citoyens
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Mouvement Escargot - La moto pour les citoyens par les citoyens
Mis à jour (Jeudi, 03 Février 2011 15:55)
Mise à jour aux mototyclistes - Rencontre du 14 décembre 2010
Bonjour amis motocyclistes,
Voici l’état de la situation à la suite de la rencontre de la table de tarification tenue le 14 décembre 2010 aux bureaux de la S.A.A.Q à Québec.
Étaient présents:
Pour le Front Commun Motocycliste :
• Christian Bergeron, Administrateur du CAPM
• Yves-Albert Desjardins, Président de la FMQ
• Éric Lessard, Président du Mouvement Escargot et porte-parole du FCM
• André Légaré, Président, André Légaré et Associés, conseiller politique.
Pour la SAAQ :
• M. André Legault, Vice-président ressources humaines, administration, finances
• Mme Linda Bellware, Directrice de l'actuariat
• M. Denis Duclos, Actuaire à la direction de l'actuariat
• Mme Lyne Vézina, Directrice des études et des stratégies en sécurité routière
• M. François Rémillard, Adjoint à la présidente et responsable des relations médias et gouvernementales
Invités :
• Mme Nathalie Tremblay, Présidente et chef de la direction, SAAQ
• M. Jean-Pierre Belmonte, Président Fondation Promocycle
• M. Cedo Kocic, conseiller politique, Cabinet du ministre des Transports
• M. André Racine, Eckler Ltée
1. Mot de la présidente de la SAAQ
Mme Nathalie Tremblay s’est jointe à la table en début de rencontre afin de commenter les évènements du 9 décembre 2010 (re : rôle de la firme National au Salon de la moto de Québec).
Elle souligne qu’il est important de continuer dans le sens des orientations actuelles et de regarder vers l’avenir en termes de relations entre la SAAQ et le milieu motocycliste. M. Éric Lessard a tenu à souligner que bien que les discussions se fassent actuellement sur une base positive, les attentes sont élevées de la part de la communauté motocycliste.
Il souligne en effet que depuis l’entente du 11 juin 2010 qui a mené à la création des deux tables de concertation en place, il se sera écoulé 10 mois en mars 2011 (c’est-à-dire la période de renouvellement des immatriculations motos) et qu’il est plus que légitime de la part du milieu motocycliste de s’attendre à du concret après un tel délai.
Mme Tremblay rappelle qu’avant de s’engager dans quelque approche que ce soit, elle attend les résultats financiers actualisés au 31 décembre 2010 pour statuer sur la situation financière de tous les payeurs de primes d’assurance sous le couvercle de la S.A.A.Q.
2. Discussion sur Hurt et Maids
Jean-Pierre Belmonte de Promocycle a fait une présentation sur les études Maids et Hurt.
La SAAQ de son côté a présenté les résultats de l’étude du IIHS (Insurance Institute for Highway Safety) aux États-Unis.
Alors que les études HURT et MAID soulignent que le type de motocyclette n’a pas d’impact sur le degré d’accidentologie, celle de l’IIHS arrive à des résultats différents, c’est-à-dire que les motos sport seraient à risques versus les autres types de motocyclettes.
Le FCM mentionne que les données et conclusions de l’IIHS ont été régulièrement et historiquement critiquées aux États-Unis tant au niveau motocycliste qu’automobile. Elles ne sont même pas utilisées par le lobby anti-moto américain parce que jugées non probantes dans plusieurs cas. Les données compilées par cet institut sont le fruit d’une collecte de données faite dans les différents États de la part du NHTSA (National Highway Trafic Safety Administration) qui à son tour est visé ces dernières années pour ne comptabiliser que des données partielles, et sans méthodologie uniforme dans le cas des motocyclettes.
De son côté, la SAAQ maintient que les études HURT et MAIDS, réalisées à Los Angeles et en Europe, représentent un contexte totalement différent de celui du Québec, ceci malgré la démonstration que les deux études en arrivent, sur deux continents différents, sensiblement aux mêmes conclusions malgré leur publication avec plus de vingt ans d’écart.
Le FCM a souligné que MAIDS et HURT sont des études ayant comme objectif de comprendre les causes d’accidents, alors que l’étude de l’IIHS est une compilation de statistiques selon une classification arbitraire des types de motos dans laquelle l’âge et l’expérience ne sont pas tenus en compte dans l’évaluation de la situation.
Finalement, les deux parties conviennent qu’elles n’ont pas le même point de vue sur ces études et maintiennent leurs positions. La SAAQ tient à souligner que certains aspects des études Hurt et MAIDS seront traités à la table de sécurité moto.
3. Comparaison interprovinciale des primes d’assurance
M. André Racine, de la firme Eckler a remis les résultats préliminaires de la recherche concernant la comparaison des tarifications d’assurance pancanadienne.
Il reste encore à différencier les coûts de l’assurance corporelle et matérielle dans les primes obtenues mais à prime abord, les données présentées sont cohérentes avec la recherche faite par le FCM en mai 2010.
La discussion sur ce sujet se poursuivra à la prochaine rencontre.
4. Obtention des données du parc moto par province
L’objectif de cette comparaison est d’établir si le parc québécois des motos se démarque de celui des autres provinces de par sa taille et au prorata de sa population.
Le FCM accepte de faire la recherche. L’objectif vise à obtenir des données sur le parc canadien des motos par province et par catégorie de véhicules (régulières et sportives). Les parties conviennent cependant qu’il y a là un risque d’une non-disponibilité de telles données et d’une difficulté à comparer les résultats.
5. Analyse d’impact de différents scénarios de tarification pour les motocyclettes
La SAAQ a présenté une première analyse d’impacts financiers concernant les différents scénarios discutés dans les rencontres précédentes.
Élimination totale de la catégorisation
En tenant compte des dernières informations disponibles sur le bilan routier et des réclamations des motocyclistes, selon la manière actuelle de faire et de calculer, et dans un concept de tarification unique et similaire, l’élimination pure et simple de la catégorisation entrainerait :
o Une légère hausse de coût pour les motos standards de 401 cm3 et plus;
o Une importante baisse pour les motos dites à risque;
o Une hausse pour les motos à usage restreint (antiques) et les moins de 400 cm3.
Le FCM souhaite l’élimination de la catégorisation et une baisse de tarification pour plus de 125 000 motocyclistes possédants des motos de 400cm3 et plus dites « régulières ». Il est donc ouvert à la possibilité et suggère de regarder l’implantation d’une tarification non uniforme en autant que celle-ci soit orientée vers un prix médian et n’étant plus sous le couvert d’une approche de catégorisation tel que c’est le cas actuellement.
Réduction du montant de réassurance de 1,12 M$ à 250 000 $
Selon la SAAQ, ceci reviendrait à ventiler un montant important des réclamations motos sur l’ensemble des assurés; la SAAQ rappelle qu’elle « agit dans une logique d’assureurs et que cette demande est inapplicable dans le contexte financier actuel ».
Le FCM rappelle que cette option avait été discutée avec l’ancien président de la SAAQ et qu’elle tient compte de la vulnérabilité des motocyclistes. De plus, les piétons et les cyclistes, eux aussi des usagers vulnérables, ne payent pas d’assurance et sont couverts par l’ensemble des payeurs la SAAQ.
La SAAQ ne ferme pas complètement la porte et s’engage à analyser ce qui pourrait être fait en matière de réassurance pour les motos en tenant compte de ce facteur de vulnérabilité.
Une copie du rapport Aon (Re: firme mandatée par la SAAQ pour analyser ce point en 2008.) sera remise aux représentants du FCM pour fins de poursuite de la discussion sur ce sujet.
Revoir la répartition de la charge entre les motos et les autos lors d’une collision entre les deux types de véhicules.
Tel que souligné lors de l’état de la situation de la rencontre du 15 octobre, le FCM demande à ce que la charge financière soit alignée avec le degré de responsabilité des motocyclistes lors de collision avec une voiture ou un camion. La responsabilité dans ces cas est de 60%/40% en faveur des autos et autres véhicules.
Nous demandons donc que, sans revoir la responsabilité cas par cas et ainsi respecter le concept du « sans égard à la faute », la responsabilité moyenne soit prise en compte dans le partage des coûts entre les deux groupes.
La SAAQ rappelle que selon le régime actuel cette possibilité n’existe pas. Il est donc impossible de faire un partage des coûts autres que 50/50.
Le FCM a souligné que c’est la SAAQ même qui a forcé la mise en place de la très controversée approche utilisateur payeur et qu’à notre avis la SAAQ ne peut pas ne pas tenir compte de la réelle responsabilité des automobilistes envers les motocyclistes en terme financier.
On ne peut pas avoir des automobilistes qui sont responsables des coûts qu’ils causent aux motocyclistes et en même temps demander aux motocyclistes d’être responsables de ces mêmes coûts à leur place.
La SAAQ a maintenu son point de vue en soulignant que pour elle ceci interfère dans le régime sans égard à la faute et indique que ce point relève du « législatif » donc hors de son contrôle de pouvoir adhérer à une telle demande.
Le FCM est en total désaccord avec cette position.
Que le comportement sur la route soit reflété dans la tarification
L’analyse préliminaire réalisée par la SAAQ sur ce point démontre que si la contribution de la classe 5 (promenade) en fonction des points d’inaptitude était appliquée à la classe 6 (moto) en 2012, les contributions additionnelles sur le permis seraient de l’ordre de 4,5 M $ et diminuerait conséquemment les contributions sur l’immatriculation de 6 %.
Un enjeu persisterait toutefois quant au maintien du nombre de détenteurs de la «clause grand-père » dans le cas d’une telle application.
6. Amélioration du bilan routier des motos
La SAAQ informe le FCM que l’impact de l’amélioration du bilan routier sur la tarification est reconnu s’il en résulte une diminution des coûts. Pour les motos, chaque amélioration du bilan routier de 1% se traduit en une réduction éventuelle de 1 M$ au niveau des contributions d’assurances.
7. Accès graduel à la moto et la clause grand-père
Le FCM et la SAAQ sont d’accord que l’accès graduel à la moto est un sujet complexe. On peut penser qu’une meilleure préparation des nouveaux motocyclistes et un processus de prise d’expérience graduelle permettraient une éventuelle amélioration du bilan routier.
La mise en place d’une obligation de suivre un cours pour ceux qui voudraient se prévaloir de la clause grand-père, sans avoir une expérience récente, pourrait avoir comme effet l’abandon de la classe 6 par ces derniers. Or, les détenteurs de cette classe qui ne sont pas conducteurs actuellement représentent un apport de 20 M$ qui serait à compenser autrement s’ils laissent tomber la classe 6 sur leur permis.
Il est d’avis au FCM que l’apport d’une formation à priori minimale doit être envisagé et que l’effet d’érosion de la classe est inévitable de toute façon à moyen terme par le simple vieillissement de ses détenteurs. Cette érosion devra être compensée par une amélioration de bilan.
En ce qui a trait à l’accès des jeunes à la moto, plusieurs solutions pourraient être envisagées afin de générer un accès permettant une amélioration de bilan chez les jeunes soit par la mise en place de permis restrictifs, l’accès restreint à certaines cylindrées ou encore types de motocyclettes. Encore une fois, tous sont d’avis qu’il s’agit d’éléments complexes.
Ces aspects seront aussi vus à la Table Sécurité routière mais suivis de près par la Table Tarification.
8. Processus de révision tarifaire
La SAAQ a présenté au FCM le rôle du conseil d’experts nommé par le gouvernement. On indique qu’un changement ne peut être apporté à un groupe spécifique sans que la tarification de l’ensemble des cotisants ne soit étudiée par ce même conseil.
9. Prochaine rencontre
La prochaine rencontre aura lieu à Montréal le 28 janvier 2011 à 9:00
Mis à jour (Jeudi, 13 Janvier 2011 08:01)
On a vu mieux !
Bonjour amis Motocyclistes.
Je vous confirme par la présente que la firme Nationale a été embauchée par la SAAQ pour nous espionner lors du salon de la moto de Québec en février 2010.
Cette information est sortie hier matin en période de question à l'Assemblée Nationale.
Vous trouverez ci-joint les deux pages de rapports qui valent 6000$ (2300 selon la SAAQ).
Vous trouverez aussi ci-bas le compte rendu des échanges à la période de question de hier matin à l'Assemblée Nationale.
Finalement, je vous confirme que l'ensemble des acteurs du Front Commun sont outrés d'une telle dépense et d'une telle tactique alors que nous avons toujours agis de bonne foi.
Il est maintenant temps de passer à une autre étape dans ce dossier.
Nous croyons avoir été suffisamment ouvert et de bonne foi à ce jour et il est maintenant temps de voir du concret.
Prenez note que la prochaine rencontre avec la SAAQ est mardi le 14 décembre 2010.
Eric Lessard
Porte-Parole du Front Commun Motocycliste.

11 h 05 (version non révisée)
Le Président: En deuxième complémentaire, Mme leader du deuxième groupe d'opposition.
Mme Roy: M. le Président, concernant l'indemnité de départ, j'ai bien compris la réponse mais j'aimerais quand même savoir combien a eu monsieur de son... comme indemnité, s'il vous plaît?
Une voix: ...
Mme Roy: Marineau.
Le Président: Mme la présidente du Conseil du trésor.
Mme Courchesne: Très franchement, M. le Président, je n'ai pas l'information. Il me fera plaisir de la communiquer.
Le Président: Très bien. En question principale... en question principale, M. le député de Gouin.
M. Girard: M. le Président, la Société de l'assurance automobile a les motocyclistes à l'oeil depuis longtemps. Ça, on le savait. Or, ce qu'on vient de découvrir est absolument renversant. En 2010, la SAAQ a accordé un contrat d'espionnage à la firme National. Le mandat était le suivant: Surveiller les organisations membres du Front commun motocycliste à l'occasion du Salon de la moto et VTT qui avait lieu à Québec. 6 000 $ de l'argent des contribuables qui a permis à ces espions en herbe de National de pondre une note de deux pages où on apprend, et je cite: «Chacun des membres du Front commun motocycliste a son propre kiosque qui tous sont situés l'un à côté de l'autre. Dynamiques et agressifs dans leur approche envers les visiteurs, ils sont très visibles par leur positionnement et la présentation de leurs kiosques.»
M. le Président, comment le ministre des Transports explique-t-il que l'argent des motocyclistes du Québec a servi à les espionner? Je dépose la note de deux pages de National.
Le Président: Il y a consentement pour le dépôt du document? Il y a consentement. M. le leader du gouvernement et ministre de la Justice.
M. Fournier: Oui. Mais je constate que l'opposition officielle veut revenir sur les questions de... de National, ça me permet de rappeler ce que disais hier mais avec un peu plus de détail qui va sûrement intéresser nos collègues. De 1996 à 2003, les amis de National, là, que vous connaissiez, bon, il y avait Daniel Audet qui était l'ancien chef de cabinet de M. Landry, Francine Lahaye qui est une amie de la chef de l'opposition officielle - et je n'ai rien contre l'amitié, elle le sait - Luc Lavoie qui était avec M. Bouchard, pendant ces années-là qui étaient chez National, M. le Président, des gens qui y étaient avaient des bonnes relations avec le Parti québécois, il y a près de 470 000 $ par année qui étaient consacrés à National. Et puis, bon, si on fait... si on en regarde quelques-uns, juste pour le bénéfice, parce que je sais que ça vous intéresse de l'autre côté, je notais qu'en 1999... enfin en 1996 et 1997 et 1998, le ministère de la Santé, M. le Président, n'avait pas donné de contrat à National, mais, en 1999, il y en a eu pour 4 000 $; en 2000, 12 000 $; en 2001, 24 000 $, et je parle... Là, ici, j'en prend un au hasard, le ministère de la Santé, en 1999 et 2001... Il n'y en a pas en 2002-2003, mais il y en a eu pendant ces trois années là...
Le Président: En terminant.
M. Fournier: ...les trois années où la chef de l'opposition occupait la fonction.
Une voix: ...
Le Président: Sur une question de... de règlement, M. le leader adjoint de l'opposition officielle.
M. St-Arnaud: M. le Président, l'article 79 est on ne peut plus clair: «79. La réponse à une question doit être brève, se limiter au point qu'elle touche». Alors, M. le Président, je vous demande de faire appliquer l'article 79. Le député de Gouin a posé une question, on parlait d'espionnage à même les fonds publics, et on nous... pas un seul mot dans la réponse du ministre. Alors, qu'on fasse respecter l'article 79.
Le Président: Sur la question de règlement, M. le leader du gouvernement.
M. Fournier: Comme à l'habitude, M. le Président, la question beurrait large, j'ai juste voulu que les gens puissent savoir comment ils se salissaient eux-mêmes.
Le Président: Alors, tout en vous rappelant les dispositions de l'article 79, la première réponse a été donnée. Nous en sommes à la question complémentaire du député de Gouin.
M. Girard: Alors, M. le Président, je comprends que leader du gouvernement endosse l'espionnage. Alors, je cite d'autres extraits de cette note édifiante: «Ils donnent l'impression d'être organisés, documentés et surtout très motivés. Ils ne sont pas tendres à l'endroit du président et chef de direction sortant, John Harbour, l'accusant de mentir sur les statistiques entourant le nombre d'accidents de moto au Québec.
Comment le ministre des Transports peut-il justifier, endosser un contrat de 6 000 $ visant à espionner d'honnêtes motocyclistes?
Le Président: M. le leader du gouvernement et ministre de la Justice.
M. Fournier: D'abord, d'entrée de jeu, je ne cautionne rien, je veux voir les documents, M. le Président. Je ne cautionne rien. Pour les questions d'espionnage, je vais laisser ça à Claude Morin, M. le Président. D'un autre côté, je vais manquer de temps, M. le Président...
Haut de la page
11 h 10 (version non révisée)
M. Fournier: ...je vais manquer de temps, M. le Président. Mais je pourrais vous parler de d'autres organismes qui ont bénéficié justement de l'appui du Parti québécois et de leurs amis à National; notamment à la même époque, il y avait, à la SGF, aussi où on utilisait les services de National...
Le Président: En terminant.
M. Fournier: ...je ne pense pas que vous vouliez que j'en parle.
Le Président: En deuxième complémentaire, M. le député de Gouin.
M. Girard: Alors, M. le Président, j'en cite d'autres extraits. En général, les personnes interpellées portent attention à leurs revendications pendant quelques minutes, étant pour la plupart concernées par le dossier. Ils s'adressent a un public conquis d'avance. Ils profitent du Salon de la moto pour enregistrer de nouveaux membres au coût d'adhésion de 10 $, ils vendent également des items promotionnels pour financer leur organisation.
Est-ce que le ministre des Transports cautionne ces missions d'espionnage ridicules, payées par les contribuables?
Des voix: ...
Le Président: Alors, à ma gauche, s'il vous plaît, votre collègue a posé la question dans l'ordre, on pourrait entendre la réponse dans l'ordre. Alors, M. le leader du gouvernement, à la question posée.
M. Fournier: La question cherche à dire que les fonds publics sont utilisés pour certaines fins avec le cabinet National. Ça me permet justement de souligner qu'en 1998 il n'y avait eu pas tellement de dollars versés à National par la SGF, mais en 1999 il y en a 1 600 $, il y en a eu 120 000 $ en 2000, il y en a eu 57 000 $ en 2001, il y en a 100 000 $ en 2003, il y en a 21 000 $ en... en 2003; 2002, c'étaient 100 000 $. Juste rappeler qu'en 1996 et 1997, à la SGF, il n'y avait pas eu de mandat donné à National. Et je ne veux pas, je ne veux pas tomber dans des personnalités, je m'arrête là, M. le Président.
Mis à jour (Vendredi, 10 Décembre 2010 08:18)
Compte rendu - Table de tarification du 15 Octobre 2010
Mise à jour aux motocyclistes - État de la situation – Table de tarification 15 octobre 2010.
Bonjour amis motocyclistes,
Voici l’état de la situation à la suite de la rencontre de la table de tarification tenue le 15 octobre 2010.
Par ce document, nous espérons pouvoir vous permettre de comprendre la mesure des éléments de discussions en cours avec la SAAQ et surtout vous informer de ce que le FCM propose comme pistes d’alternatives en matière de tarification pour la moto au Québec.
Prenez note qu’à l’heure actuelle nous sommes satisfaits de la teneur et de la qualité des pourparlers avec la SAAQ et notons que le dialogue actuel y est très ouvert. Ceci dit, en aucun cas le présent document ne reflète la position officielle de la SAAQ et en aucun cas il ne confirme quelques engagements que ce soit de leur part concernant nos revendications.
Lorsque la SAAQ sera prête à annoncer des changements, elle en fera elle-même l’annonce par l’entremise de ses moyens de communications usuels.
Il nous est important de vous expliquer les grandes lignes de nos demandes actuelles afin de mieux saisir les enjeux auxquels nous faisons face.
Étaient présents le 15 octobre :
Pour le Front Commun Motocycliste :
- Christian Bergeron, Président du CAPM
- Yves-Albert Desjardins, Président de la FMQ
- André Légaré, Président, André Légaré et Associés, conseiller politique.
- Éric Lessard, Président du Mouvement Escargot et porte-parole du Front Commun Motocycliste.
Pour la SAAQ :
- M. André Legault, Vice-président ressources humaines, administration, finances
- Mme Linda Bellware, Directrice de l'actuariat
- M. Denis Duclos, Actuaire à la direction de l'actuariat
- Mme Lyne Vézina, Directrice des études et des stratégies en sécurité routière
- M. François Rémillard, Adjoint à la présidente et responsable des relations médias et gouvernementales
1. Discussion sur les études Maids et HURT.
À la suite de la première rencontre tenue le 2 septembre, et compte tenu de certains écarts d’interprétation entre le FCM et la SAAQ en rapport avec les études Maids et Hurt, nous avions prévu une présentation de ces deux études par M. Jean-Pierre Belmonte. Malheureusement M. Belmonte a connu un contretemps qui l’a empêché d’être présent lors de la rencontre.
La SAAQ et le FCM ont convenu de reporter ce dossier jusqu’à la prochaine rencontre afin de permettre la présentation en bonne et due forme de la part de M. Belmonte et aussi permettre à la SAAQ de présenter une étude de l’IIHS prétendant que le type de moto a un impact sur la sécurité.
2. Comparaison interprovinciale des coûts d’assurance.
Au début de cet été, le FCM a publié à travers les médias d’information les résultats d’une recherche sur les coûts d’assurances corporelles afin de remettre en cause les prétentions du Ministère des Transports à l’effet que le Québec était l’endroit où il était le moins dispendieux de rouler à moto au Canada.
Lors de la première rencontre du 2 septembre, la SAAQ a demandé aux motocyclistes leur accord quant à la possibilité de refaire un exercice similaire avec l’aide de la firme Eckler. Le représentant de cette firme est venu dresser un portrait sommaire de la capacité de sa firme à effectuer ce travail tout en soulignant les grandes lignes et concepts de l’assurance corporelle motocycliste au Canada.
Le FCM a aussi souligné que tant que l’exercice était fait dans un contexte d’achat au meilleur prix, comme tout consommateur le ferait, et en comparant des comparables, nous n’avions pas d’objections à la tenue d’une étude de ce genre dont les coûts seront défrayés par la SAAQ
Le FCM et la SAAQ ont convenu qu’il y aurait entente préalable sur les marques et cylindrées des motos qui seront comparées tout en utilisant plusieurs groupes d’âges et d’expériences différents pour lesquels les deux parties se mettront d’accord dans les prochaines semaines.
3. Situation financière du groupe moto au 31 décembre 2009.
La SAAQ a présenté au FCM le portrait financier des motos au 31 décembre 2009 qui confirme la projection suivante en termes de revenu et dépense pour la catégorie moto en 2012.
Donc des revenus de 105 000 000$ pour des dépenses de 110 000 000$.
Motos 400 cc et moins (incluant les antiques et usages restreint) 4 000 000
Motos régulières 61 000 000
Motos à risque 12 000 000
Contributions sur permis (540 000 titulaire de la classe 6A) 28 000 000
Total 105 000 000
Ceci confirme encore une fois que la classe moto est pour ainsi dire en autofinancement.
4. Croissance de la classe usage restreint
Les deux parties ont discutés de l’explosion de la classe à usage restreint qui compte maintenant près de 8500 motos (+ 6500 depuis 2007). Le FCM souligne qu’encore une fois il s’agit d’un effet direct de la catégorisation en place et des coûts dorénavant prohibitifs de pratiquer la moto au Québec. Le Front Commun considère que ce type d’immatriculation a l’effet pervers de faire monter le nombre de motocyclettes âgées qui, lorsqu’elles étaient « la moto du jour », représentaient un bilan trois fois plus lourd qu’actuellement.
La SAAQ souligne que le coût des réclamations de cette catégorie est moindre que la moyenne, ceci étant potentiellement du à l’usage limitée de ces motos.
Hormis pour la moto dite de collection, le FCM est d’avis que le choix de ce type d’immatriculation doit être retiré.
5. État de la situation des cyclomoteurs
La SAAQ a remis à la demande du FCM les statistiques concernant les cyclomoteurs. Le FCM étudiera ces données et évaluera le potentiel d’intégration de ce type de véhicule dans le dossier moto québécois. La SAAQ a souligné que ce groupe n’est pas en autofinancement actuellement dans le régime.
6. Solutions en tarification proposées par le Front Commun Motocycliste
Dans un contexte où la classe moto est en autofinancement au Québec, voici les éléments que le Front Commun Motocycliste propose afin de mener à un financement plus juste et équitable pour l’ensemble de la communauté motocycliste. Il est à noter que bien que la SAAQ soit ouverte à discuter de ces éléments, les solutions finales peuvent être autres que ces scénarios et qu’en aucun cas la SAAQ ne s’engage à discuter uniquement de ces approches. La SAAQ a tenu aussi à souligner que dans son approche, chaque usager doit supporter sa juste part du régime.
Nous demandons:
Élimination de la catégorisation
Ceci sous-entend l’élimination pure et simple de la catégorisation et ce pour tous les groupes de motocyclettes au Québec. La position du FCM est que le risque est le même pour tout type de moto et que ce sont les conducteurs qui sont à risques et non pas les motocyclettes en tant que tel. Dans une telle approche, nous souhaitons voir un accès graduel à la moto prendre forme pour les nouveaux conducteurs et ainsi maximiser l’apprentissage sécuritaire de la moto.
Une tarification uniforme avec objectif de baisse de coûts pour les motos dites régulières.
Évaluer divers scénarios de tarification qui reflètent diverses options dont notamment la possibilité de mettre en place une tarification unique ou très similaire entre les types de motocyclettes (ceci inclus les classes à usage restreint, les motos à risques, les 125cc et moins et les 400cc et moins)
Une approche en réassurance qui reflète la réalité d’être usager vulnérable
Que le niveau de réassurance du groupe moto soit ramené à un niveau plus bas, au même titre que celui des cyclistes et des piétons qui sont eux déclarés comme usagers vulnérables.
Présentement, le niveau de réassurance est de 1 million pour les motocyclistes. Ceci veut dire qu’une fois que le groupe moto paye 1 million (un cas d’invalidité à long terme par exemple) les montants excédentaires à ce million sont répartis sur l’ensemble des usagers de la route au Québec. Nous demandons que ce montant soit abaissé à un niveau similaire à celui des piétons et des cyclistes. Nous sommes nous-mêmes des usagers vulnérables.
Répartition de la charge financière entre les automobiles et les motocyclettes
Comme c’est le cas depuis longtemps, nous demandons que lorsqu’il y a accident entre une voiture et une moto (présentement la facture est divisée à 50/50 entre le groupe automobile et celui moto), la répartition des coûts soit celle reconnue scientifiquement, c’est-à-dire 60% auto et 40% motos.
La réalité scientifique démontre que les automobilistes sont responsables dans plus de 60% des cas lors d’un tel accident. Nous voulons donc payer en proportion de notre responsabilité.
Dans le concept d’imposition de l‘approche utilisateur payeur, les motocyclistes québécois ne devraient pas payer pour des montants dont ils ne sont pas responsables et ce, au même titre que l’on nous demande d’assumer nos propres coûts vs les automobilistes.
Que le comportement sur la route soit reflété dans la tarification moto
Le FCM demande à ce que le comportement et l’expérience individuelle d’un motocycliste soient des facteurs tenus en compte dans le calcul de la prime d’assurance. Nous souhaitons voir une baisse/rabais du montant d’assurance sur l’immatriculation qui se traduirait par une modulation du coût du permis de conduire en fonction de l’expérience et du dossier de conduite. Cette approche est à notre avis plus équitable et reflèterait une tarification plus adaptée au comportement et au degré de risque réel du conducteur.
7. Éléments de travail et simulations de coûts
Le FCM et la SAAQ sont d’accord pour débuter des exercices de simulation de coûts et d’impacts en tenant compte de ces nouvelles approches en tarification. Les premières ébauches seront discutées à la prochaine rencontre.
8. Prochaine rencontre
Le 14 décembre à 13:00 aux bureaux de la SAAQ à Québec
Mis à jour (Lundi, 15 Novembre 2010 18:50)
Compte rendu - Table de tarification du 2 septembre 2010.
Comme prévu, la première rencontre entre la SAAQ et le Front Commun Motocycliste sur la tarification a été tenue le 2 septembre dernier à Québec.
Étaient présents :
Pour le Front Commun Motocycliste :
• Christian Bergeron, Président du CAPM
• Yves-Albert Desjardins, Président de la FMQ
• André Légaré, Président, André Légaré et Associés
• Éric Lessard, Président du Mouvement Escargot et porte-parole du Front Commun Motocycliste.
Pour la SAAQ :
• M. André Legault, Vice-président ressources humaines, administration, finances
• Mme Linda Bellware, Directrice de l'actuariat
• M. Denis Duclos, Actuaire à la direction de l'actuariat
• Mme Lyne Vézina, Directrice des études et des stratégies en sécurité routière
• M. François Rémillard, Adjoint à la présidente et responsable des relations médias et gouvernementales
En préambule, nous avons souligné l’importance historique de la tenue des deux tables de concertation, soit celle portant sur la sécurité routière et la présente visant spécifiquement la tarification, ainsi que le fait qu’il est impératif de voir ces rencontres déboucher vers la concrétisation d’éléments tangibles dans les dossiers en cours et que, par le fait même, nous allions appliquer une stratégie de communication où l’ensemble de la communauté motocycliste du Québec serait tenue informée de manière assidue quant au déroulement des discussions en cours.
En premier lieu, M. André Legault, Vice-président finances à la SAAQ, nous a confirmé que la Présidente et chef de la direction de la SAAQ lui avait confié la responsabilité des travaux de cette table de discussion. Il a tenu à souligner qu’il n’avait pas le mandat d’initier des propositions de modifications législatives, ce qui est normal au sens ou la SAAQ n’agit pas à titre de législateur.
De manière générale, la rencontre s’est très bien déroulée même si les motocyclistes et la SAAQ ne partagent pas tous les mêmes points de vues. La SAAQ s’est dit ouverte à regarder la ventilation des montants payés par les motocyclistes québécois tout en nous informant qu’il ne sera jamais question de revenir à une tarification égale à celle appliquée aux automobiles. Il y a une enveloppe budgétaire à respecter, il faut payer selon celle-ci mais la SAAQ a du même coup confirmé la possibilité de réviser l’ensemble de la ventilation financière de notre dossier.
La SAAQ est ouverte à évaluer des solutions alternatives à la catégorisation et regarder avec la partie motocycliste l’ensemble des éléments qui composent ces même montants à payer mais une chose demeure, soit celle que les motocyclistes québécois devront continuer à payer la totalité de leur facture.
En guise de réponse, nous avons souligné notre approbation à voir une telle ouverture de la SAAQ dans le dossier mais aussi du même coup statué de manière non équivoque que la partie responsabilité des motocyclistes dans les coûts au régime n’est pas le reflet de la réalité et que cet élément devait être discuté et revu. Aujourd’hui la SAAQ impute 50% de la responsabilité des coûts associés lors d’un accident entre une voiture et une moto à la classe moto alors que nous prétendons qu’une grande majorité des autres véhicules routiers sont responsables des accidents. Nous voulons donc voir une approche qui respecte cette notion et qu’elle soit tenue en compte dans les calculs de la SAAQ en terme d’enveloppe budgétaire motocycliste.
Nous avons aussi discuté de réassurance dans le régime. Actuellement, lorsqu’une réclamation dépasse (au fil du temps) le cap du million de dollars, celle-ci est appliquée à une réassurance pour laquelle tous les usagers de la route paient. Nous avons souligné que nous devrions être considérés usagers vulnérables sur la route au même titre que les piétons et les cyclistes et qu’il avait déjà été souligné par les dirigeants de la SAAQ le potentiel de réduire notre plafond pour la réassurance ce qui diminuerait la charge financière du groupe que nous représentons dans le régime.
De manière claire, hors de tout doute, nous avons souligné le glissement de clientèles chiffrables et facilement observables dû à l’application de la catégorisation dans la réglementation actuelle. En 2007, il y avait 16500 motocyclettes dites « à risque » alors qu’aujourd’hui, il en reste moins de 6000 sur les routes québécoises tandis que la motocyclette antique ou à usage restreint, elle se retrouve avec plus de 8500 adeptes alors qu’il y en avait moins de deux milles en 2007.
En fait, nous rappelons que la prétention du Front Commun Motocycliste est à l’effet que, basée sur les études scientifiques reconnues mondialement en sécurité moto, l’application d’un principe de catégorisation à la base de la tarification actuelle génère une dégradation du bilan. C’est de l’anti-sécurité et nous l’avons répété encore une fois sur la base que la seule motocyclette reconnue comme étant surreprésentée dans ces études est celle modifiée.
Nous avons aussi souligné que nous vivons la première baisse du nombre de motocyclettes dans le parc québécois depuis 17 ans (- 3% du nombre d’unités) et qu’il s’agit à notre avis d’une conséquence directe des politiques mises en place en matière de tarification au cours des dernières années.
La SAAQ rejette toujours MAIDS et HURT comme références en termes d’études probantes sur l’accidentologie moto. La SAAQ nous a présenté une étude américaine récente qui sous-entend un lien direct entre accident et puissance des motos. Nous allons valider la méthodologie, la validité et la neutralité de cette étude et nous vous donnerons plus d’information sur le sujet lors du prochain résumé.
Lors de la revue des finances pour la partie motocycliste, la SAAQ nous a annoncé une très bonne nouvelle : Alors qu’il était prévu en 2006 que nous allions couvrir seulement 60% de nos frais en 2010, la SAAQ nous a confirmé que nous couvrons dorénavant 97 % de nos frais. Nous pouvons donc considérer l’équilibre budgétaire pour la moto au Québec comme étant atteint. La SAAQ a tenu toutefois à rappeler que le régime d’assurance des usagers de la route n’était capitalisé qu’à 72 % en 2009.
La SAAQ et le Front Commun Motocycliste ont accepté de travailler de manière conjointe sur un recensement des coûts d’immatriculation et d’assurance afin de créer un comparatif où les deux parties seront d’accord sur la méthodologie afin de comparer les coûts associés à la pratique de la motocyclette au Canada. Il est entendu que nous discuterons des modalités d’une telle approche dans des rencontres futures.
Dans l’ensemble, le degré d’ouverture de la SAAQ est présent et nous considérons que la rencontre a été constructive et tout à fait positive.
La prochaine rencontre aura lieu le 15 octobre à Montréal.
Mis à jour (Vendredi, 10 Décembre 2010 08:20)
Compte rendu table de sécurité du 31 août 2010.
La Table est composée de vos représentants :
Richard Perron (FMQ)
Mathieu Lachaîne (Mouvement Escargot)
Jean-Pierre Wells (CAPM)
Bernard Benoît, Expert invité par le Front Commun.
Les autres organismes motocyclistes représentés sont la Fondation Promocycle et le CIMC. Des représentants de la SAAQ, du Ministère des Transports et des corps policiers siègent également à la Table.
Le Front Commun (FMQ, CAPM, Mouvement Escargot) s’était bien préparé pour la rencontre et la SAAQ avait fait ses devoirs. Celle-ci a remis une compilation des recommandations faites par les représentants des motocyclistes des 10 dernières années lors d’audiences, malheureusement laissées sans suite, ainsi qu’un dossier statistique relativement complet.
Le mandat de la Table a été étudié et le Front Commun a présenté un projet pour modifier le mandat afin de s’assurer que la table ne soit pas caduque et que des résultats tangibles en découlent.
Le Front Commun a demandé à ce que la Table soit permanente pour qu’elle puisse faire un suivi des recommandations adoptées et que celles-ci soient déposées au fur et à mesure directement au Ministre des Transports et que celui-ci donne son avis à la Table dans les 30 jours.
Les représentants autour de la Table n’ont toujours pas accepté le mandat proposé par le FCM et doivent nous revenir avec une contre-proposition.
Le fonctionnement et l’agenda de la Table de sécurité moto 2010-2011 ont ensuite été discutés.
Le Front Commun Motocycliste a proposé un fonctionnement par thématique. Le Front Commun avait préparé une liste de thématiques ainsi que l’ordre de priorité dans lequel les thématiques devraient être traitées. La première thématique proposée par les représentants du Front Commun et approuvée par la Table est l’accidentologie et la catégorisation. Il a été clairement exprimé par le Front Commun que la catégorisation devrait être discutée dans le cadre de la Table de sécurité moto puisque la catégorisation créée un problème de sécurité pour les motocyclistes.
Ainsi, lors de la prochaine rencontre, il y aura une présentation des rapports Hurt et MAIDS par Promocycle.
La prochaine réunion de la Table est prévue pour le 8 octobre 13h, à
Drummondville.
Mis à jour (Mercredi, 22 Septembre 2010 13:19)
Les rencontres débutent !
Comme prévu, les éléments se mettent en place. Comme vous le saviez déjà, le 11 juin dernier, le Front Commun Motocycliste (FCM), composé du CAPM, de la FMQ et du Mouvement Escargot s’est entendu avec la SAAQ et le Ministère des Transports dans un geste historique et important soit celui d’annoncer publiquement la mise en place de deux tables de travail avec le milieu motocycliste et du même coup de reconnaître une problématique de fond dans le dossier motocycliste. Pourquoi autant de temps pour recevoir de l’information ? Entre le 11 juin et aujourd’hui, les acteurs du Front Commun Motocycliste ont pris le temps de se rencontrer et de travailler la stratégie concernant les deux tables et tout comme les intervenants gouvernementaux, ils ont profités des vacances estivales. Comme vous le vivez dans votre quotidien professionnel, la coordination et la communication efficace deviennent difficiles lors de ces périodes. Sachez que lors de nos discussions internes, il a été clairement établi que dans le cadre de ces négociations, des communiqués résumant l’activité de ces deux tables et représentant le point de vue « motocycliste » seraient émis de manière constante. Il est clair, vu la gravité de la situation et de l’importance de ces tables en ce qui a trait à la pérennité de la moto au Québec que nous ne fonctionnerons pas en vase clos. Nous nous engageons fermement à vous fournir des résumés réguliers qui seront publiés à la suite de la tenue de chacune de ces rencontres Est-ce que les dates pour ces deux tables sont connues ? La première rencontre de la table de sécurité moto devait avoir lieu à la troisième semaine de juillet. C’est à la demande des motocyclistes, dû à des conflits d’horaires, que cette rencontre n’a pu être tenue. Tout est maintenant prêt pour la tenue de cette première rencontre le 31 août 2010 à 13 :30 à Drummondville. Pour ce qui est de la table de tarification, la date de la première rencontre a été fixée au jeudi 2 septembre 2010 à 13 :30 à Québec. RÔLES ET OBJECTIFS DU FCM AUX DES TABLES DE TRAVAIL La table sécurité La première table en est une sur la sécurité routière spécifique à la moto. Elle émettra des recommandations en regard des éléments qui touchent notre sécurité. Que ce soit les infrastructures routières, la qualification et formation des conducteurs, les équipements de sécurité, etc., tout ce qui peut contribuer à faciliter une pratique de façon sécuritaire de la moto sera au cœur de nos considérations. Pour le FCM, les représentants de la table sont : Jean-Pierre Wells (CAPM), Richard Perron (FMQ) Mathieu Lachaîne (Mouvement Escargot), ainsi que Bernard Benoit à titre de conseiller expert. L’absence des trois présidents des organismes formant le Front Commun à cette table est volontaire de notre part. Ce groupe de quatre représentants pourra décider, de manière autonome, d’inviter d’autres experts à se joindre à eux. Les représentants du FCM vont : - Avoir comme valeur première l’amélioration du bilan routier motocycliste - Prioriser les éléments de sécurité les plus susceptibles de contribuer à une pratique sécuritaire tout en respectant le droit à l’accessibilité de cette pratique - Valider avec le milieu motocycliste et les experts en sécurité moto que les éléments discutés sont concrets et probants pour la pérennité de notre moyen de transport et de loisir, tout en assurant une pratique plus sécuritaire. Nous croyons fermement que tous les motocyclistes doivent pouvoir valider, proposer et émettre leurs commentaires sur le dossier sécurité. C’est pourquoi le FCM organisera des ateliers d’information et d’échanges avec les motocyclistes intéressés à venir discuter sécurité dans le cadre de ces travaux. Si vous êtes intéressés à participer à l’une de ces rencontres veuillez faire parvenir à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. un court texte vous présentant, résumant votre vision de la sécurité moto et expliquant vos motivations à participer à de tels ateliers. La table tarification Depuis 2007, les motocyclistes québécois ont vu les coûts d’immatriculation augmenter de manière exagérée pour ne pas dire abusive. Le gouvernement et la SAAQ se sont engagés à regarder des pistes de solutions avec les motocyclistes tant au niveau des concepts de tarifications utilisés (ex : la catégorisation) que dans la méthode d’application. Pour le FCM, les représentants à la table sont : Christian Bergeron (Président du CAPM), Yves-Albert Desjardins (Président de la FMQ) et Eric Lessard (Porte-parole du FCM et Président du Mouvement Escargot). Comme pour la table de sécurité moto, il est certain que des experts s’ajouteront à cette équipe en cours de pourparlers au grès des besoins. Les objectifs visés par les représentants du FCM sont : - L’élimination de la catégorisation. - Réaffirmer la nécessité de mettre en place une structure tarifaire juste et équitable pour tous les motocyclistes. - Mettre fin au mépris et à la discrimination historique envers le motocyclisme au Québec. Engagés vers l’avenir À vous tous motocyclistes, nous désirons affirmer fort et publiquement que le Front Commun Motocycliste est engagé dans une union solide qui a pour seul but les intérêts supérieurs de la moto au Québec et que nous ferons toujours en sorte que nos actions soient posées dans le sens d’assurer la pérennité de la moto dans notre province et à contribuer à sa pratique sécuritaire. Prenez note que notre prochaine communication suivra les rencontres du 31 août et 2 septembre 2010.
Éric Lessard, Porte-parole et interlocuteur du Front Commun Motocycliste Président du Mouvement Escargot
Christian Bergeron, Président, Comité d’action politique motocycliste (CAPM)
Yves Albert Desjardins, Président, Fédération motocycliste du Québec (FMQ)
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Escargot continue de s'activerBonjour à tous ! Les annonces du 11 juin n'ont en rien changé les motivations du Mouvement. Maintenant que les rencontres sont annoncées, nous travaillons d'arrache-pied à la confection des stratégies de négociations avec les autres membres du Front Commun. Nous évaluons aussi les autres directions que le Mouvement prendra dans le monde de la moto Québécoise cet été ainsi que les suivantes. Nous ferons suivre plus de détails au fur et à mesure que les événements se déroulent. Un compte-rendu sera disponible sous peu. Ne vous inquiétez pas, notre transparence dans le dossier est toujours d'actualité ! Sur une autre note, nous serons présents en fin de semaine au Cruise-in de Trois-Rivières (http://cruise-in.northernstarsrider.ca/) ! Nous vous invitons donc en grand nombre à venir visiter notre kiosque et poser vos questions sur la situation actuelle ! Merci de votre patience, en route vers une résolution ! L'équipe Mouvement Escargot
Mis à jour (Mardi, 27 Juillet 2010 13:44) |
Percée historique - Annulation de la manifestation du 12 juin 2010
ANNULATION DE LA MANIFESTATION DU 12 JUIN 2010 - ENTENTE AVEC LE GOUVERNEMENT
Bonjour à tous, À la suite d’une rencontre historique et constructive entre la Ministre des Transports, La présidente de la SAAQ ainsi que du Front Commun Motocycliste, il a été convenu par les autorités qu'il était maintenant temps de regarder le dossier moto sous un autre angle, il y a eu une entente sur les éléments suivants a eu lieu: Le gouvernement et la S.A.A.Q acceptent et annoncent: - La mise en place tel que revendiqué d'un table de négociation spécifique sur le dossier de tarification et son modèle et ce dès cet été. - Que des solutions alternatives soient envisagées et évaluées en ce qui concerne la catégorisation lors de cette même table. - La mise en place d'une table de sécurité routière spécifique à la moto. Nous sommes satisfaits de l'avancée et pour la première fois de l'histoire, le gouvernement ainsi que la SAAQ annoncent publiquement ces engagements:
CNW CODE 01 GQM 00320 POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
La SAAQ et le Front Commun Motocycliste conviennent de la mise en place d’une table sur la tarification d’assurance Québec, le 11 juin 2010. — Dans le cadre d’une rencontre avec la ministre des Transports, Mme Julie Boulet, la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) et le Front Commun Motocycliste ont convenu de la mise en place d’une table sur la tarification d’assurance dont les travaux débuteront dès cet été. Cette table aura comme objectif de discuter de l’approche tarifaire de la SAAQ en assurance. On y traitera des fondements et des principes à la base même du modèle actuel. On abordera aussi les améliorations à privilégier pour le futur, notamment sur la catégorisation incluant l’évaluation de solutions alternatives, tout en tenant compte des enjeux financiers du régime public d’assurance. La SAAQ tient de plus à annoncer la création d’un groupe de travail sur la sécurité routière à moto dans le but d’améliorer le bilan routier des motocyclistes et, par conséquent, de réduire les coûts du régime d’assurance. En travaillant à la fois sur les questions de tarification et de sécurité routière et en misant sur une collaboration mutuelle, les parties sont confiantes d’en arriver à une solution satisfaisante pour tous.
Gino Desrosiers Relationniste auprès des médias SAAQ
Éric Lessard Porte-parole Front Commun Motocycliste Mis à jour (Vendredi, 11 Juin 2010 17:36) |
Nouvelle date de rencontre avec la Ministre des TransportsComme vous le savez nous avons connus un événement fortuit qui a forcé le déplacement de la rencontre avec la Ministre des Transport mardi dernier. Mis à jour (Vendredi, 28 Mai 2010 06:25) |











